Presse Royal Palace – Il Tabarro

REVUE DE PRESSE – Royal Palace de Kurt Weill – Il Tabarro de Puccini – Création juin 2016 – Opéra National de Montpellier

http://www.concertclassic.com/video/royal-palace-de-weill-et-il-tabarro-de-puccini-lopera-national-de-montpellier

Le cauchemar de Michele

 »Un huis clos à ciel ouvert » : la formule de M.-E. Signeyrole résume l’atmosphère tout à la fois absurde, étrange, drôle parfois aussi, qui se dégage de sa proposition (aucune entrée-sortie, tous les personnages sont en permanence présents) et que renforcent les décors (de Fabien Teigné) et la partie vidéo (de Marie-Eve Signeyrole). Après le plaisir de la découverte, un véritable choc attend le public avec un Tabarro d’une rare force d’émotion. Après le décor assez réaliste du Weill, Signeyrole et Teigné optent pour un univers très abstrait. Exit la carte postale, le pittoresque d’un quai de Seine ! Seulement la suggestion d’une coque de péniche. C’est dans l’espace mental de Michele que l’on est entraîné. Un être confronté à la fin de sa relation avec Giorgietta. Effondrement des espoirs d’hier et des rêves d’avenir, que traduit l’introduction de deux figurants, un sosie de Michele – un « Michele d’hier » – et un enfant – personnification d’un « demain » qui ne sera pas.
Cette trouvaille, ajoutée à un décor et des vidéos superbes et des lumières très soignées (de Philippe Berthomé), apporte à l’ouvrage de Puccini une profondeur de champ aussi inattendue que convaincante.
Contrepartie de l’image choc et sanglante sur laquelle se referme le spectacle, la scène n’est pas très pratique au moment des saluts. Mais l’ovation est là, à la mesure de la réussite de ce spectacle de fin de saison. » Alain Cochard – Concert Classic

 

 

Entre fantasme et réalité.

 »La nouvelle mise en scène de Marie-Eve Signeyrole associant Royal Palace de Kurt Weill à Il Tabarro de Giacomo Puccini à l’Opéra de Montpellier se révèle ingénieuse et pleine d’imagination. Marie-Eve Signeyrole parvient à donner une cohérence à l’ensemble en déplaçant l’action au beau milieu de la mer, sur un radeau de fortune, les protagonistes étant rescapés d’un crash aérien. La scénographie signée Fabien Teigné est pleine d’imagination et de détails à observer tout en maintenant une esthétique soignée. Ce sont ces détails qui rendent ce rêve si réel. Ce rêve dans lequel la poésie prend son sens.

La distribution est globalement homogène, bénéficiant de l’habituel travail théâtral de Marie-Eve Signeyrole, rendant certains passages réellement poignants, d’autant que ce travail se place toujours au service de la partition. Comme certains bon films, cette production réussie mériterait même un second visionnage afin d’en percevoir tous les détails. » Olyrix – Damien Dutilleul

 

L’insolite Royal Palace / Il Tabarro à l’Opéra de Montpellier

‘La mise en scène de Marie-Eve Signeyrole offre une relecture radicale d’une œuvre inconnue de la quasi-totalité du public. Il n’y a dès lors qu’à se laisser porter et admirer la façon dont Marie-Eve Signeyrole habille les nombreux interludes instrumentaux. Car il y a dans ce Royal Palace un nombre impressionnant de trouvailles. On pourrait même voir dans le lac de montagne du livret transformé ici en océan déchaîné un processus de grossissement valable pour l’ensemble du spectacle : Marie-Eve Signeyrole voit grand et élargit les limites d’un ouvrage somme toute mineur. Dotée d’une animation constante, la scène brosse un tableau quasi beckettien dans lequel les personnages s’agitent en vain dans une atmosphère à la fois bouffe et tragique. Ce qu’on voit sur scène séduit une nouvelle fois par sa grande imagination…avec le dénouement tragique, Marie-Eve Signeyrole réalise un véritable coup de maître : la scène se couvre de sang,  conférant une intensité quasi cinématographique au meurtre. Un paradoxe puisque ce finale gore (on entend encore le bruit des bottes qui pataugent dans une mare écarlate…) est réalisé ici sans l’appui d’aucune vidéo. » Opera online – Laurent Villarem

 

Du rêve à la réalité – Tissage incandescent entre Weill et Puccini

« Dernière production de la saison Montpelieraine, ce couplage de deux opéras de poche fort dissemblables fonctionne à merveille grâce à l’imagination de la metteuse en scène Marie-Eve SIGNEYROLE qui reussit à donner cohérence à l’ensemble….usant avec bonheur du cinéma, de la vidéo et de la danse….Une véritable alchimie où l’intelligence le dispute à l’imagination. » Classica – Michel Le Naour

 

« Est-ce pour contourner cette vacuité que Marie-Eve Signeyrole nous donne tant à voir ? Elle replace l’action avec une formidable maîtrise technique et beaucoup d’imagination, dans une carcasse d’avion après un crash. Et les vidéos qu’elle a conçues sont impressionnantes. » Catherine Scholler – Opéra Magazine

 

Un doublé imaginatif

‘Pour cette exhumation, Marie-Eve Signeyrole a choisi de ne pas enfermer l’ouvrage dans sa lettre et de le relier habilement au Tabarro, qui forme le pendant de ce premier des trois diptyques où seront présentés, en trois saisons, les volets successifs du Trittico de Puccini. Faisant de la villégiature de montagne une carcasse d’aéroplane échouée en mer à la suite d’un violent orage, ainsi que le suggère le montage vidéographique introductif, Royal Palace prend le visage d’un cauchemar de Michele, l’époux trompé du Tabarro, somnolant en fond de cale. Si le propos se révèle passablement solidaire de la note d’intention, il présente le mérite de préserver l’essence onirique de l’œuvre, sans chercher à remodeler une dramaturgie peu linéaire. Le concours de la scénographie de Fabien Teigné ne s’y montre pas étranger, distillant ici une poésie constellée d’étoiles, là des ressacs de vagues, jouant de complicité avec une direction d’acteurs qui, non sans humour, tire ingénieusement parti des – relativement longs – intermèdes instrumentaux, à l’image de la danse acrobatique en écho à la simulation des consignes de sécurité par l’hôtesse de l’air qui, peu auparavant, chante dans le microphone aéronautique. La fantaisie imaginaire de Marie-Eve Signeyrole s’adapte au réalisme brut du Tabarro, sans pour autant s’abîmer dans le naturalisme usuellement en vigueur dans la pièce de Puccini. L’alternance, réglée depuis les cintres, entre la carène squelettique et la caisse transparente où s’isole la jalousie conjugale, enrichit intelligemment la tension topographique initiale entre le dedans et le dehors, tandis que les stigmates de la pêche – séchage d’un poisson gouttant de sang et blocs de glace réfrigérante – préludent à l’invasion progressive, quelque peu appuyée, d’une eau tâchée d’hémoglobine, celle du crime, dans un vaste tapis blanc comme l’imperméable du batelier, et qui se replie à la fin à la façon d’un manteau. Les costumes de Yashi, comme les lumières de Philippe Berthomé, participent de la cohérence et de la pertinence visuelles de l’ensemble. » Gilles Charlassier – Concertonet

 »Marie-Eve Signeyrole se rachète avec brio avec un Tabarro (1918) d’anthologie transposé loin de la Seine et du monde ouvrier parisien du XIX ième siècle dans une chambre froide. On y admire une direction d’acteur incisive et puissante et quelques images d’une grande pureté et de haute inventivité. » ODB – Jérôme Pesqué

 »L’effet d’ensemble, étrange, dérangeant et violent, est tel une série d’habiles ricochets sur l’eau – élément majeur des décors aussi inventifs qu’impressionnants, signés Fabien Teigné. Sous d’élégants habits contemporains (costumes signés Yashi), la production va plus loin encore et, derrière un malin générique projeté comme dans un vieux cinéma suivie de tintements de cloche et de chœurs spectraux, elle imagine l’absurde échange peu après l’écrasement d’un avion en pleine mer. De débris de carlingue entourés par les ondes démontées (belle création vidéo et mécanique), des survivants sont hélitreuillés tandis que Déjanira écarte les avances et confie son désenchantement. » Anaclase – François Cavailles

 »L’opéra de Montpellier clôture brillamment la saison lyrique. La mise en scène de Marie-eve SIgneyrole est très savante, très riche et parfois belle. » A.K. Le journal du grand Montpellier

 »La direction d’acteurs de Marie-Eve Signeyrole, reste toute de finesse. Conformément à son parti-pris de mise en scène, les chanteurs sont dédoublés dans les personnages de Weill et de Puccini. » Web Theatre

 »Dans ce décor signé Fabien Teigné, comme les vidéos projetées, où éléments épars de la cabine voisinent avec éléments du fuselage balancés par les vagues visibles derrière eux, on ne peut qu’admirer la maîtrise avec laquelle la mise en scène dispose les personnages et règle leurs déplacements. » Forum Opera – Maurice Salles

Presse Royal Palace – Il Tabarro

REVUE DE PRESSE – Royal Palace de Kurt Weill – Il Tabarro de Puccini – Création juin 2016 – Opéra National de Montpellier

http://www.concertclassic.com/video/royal-palace-de-weill-et-il-tabarro-de-puccini-lopera-national-de-montpellier

Le cauchemar de Michele

 »Un huis clos à ciel ouvert » : la formule de M.-E. Signeyrole résume l’atmosphère tout à la fois absurde, étrange, drôle parfois aussi, qui se dégage de sa proposition (aucune entrée-sortie, tous les personnages sont en permanence présents) et que renforcent les décors (de Fabien Teigné) et la partie vidéo (de Marie-Eve Signeyrole). Après le plaisir de la découverte, un véritable choc attend le public avec un Tabarro d’une rare force d’émotion. Après le décor assez réaliste du Weill, Signeyrole et Teigné optent pour un univers très abstrait. Exit la carte postale, le pittoresque d’un quai de Seine ! Seulement la suggestion d’une coque de péniche. C’est dans l’espace mental de Michele que l’on est entraîné. Un être confronté à la fin de sa relation avec Giorgietta. Effondrement des espoirs d’hier et des rêves d’avenir, que traduit l’introduction de deux figurants, un sosie de Michele – un « Michele d’hier » – et un enfant – personnification d’un « demain » qui ne sera pas.
Cette trouvaille, ajoutée à un décor et des vidéos superbes et des lumières très soignées (de Philippe Berthomé), apporte à l’ouvrage de Puccini une profondeur de champ aussi inattendue que convaincante.
Contrepartie de l’image choc et sanglante sur laquelle se referme le spectacle, la scène n’est pas très pratique au moment des saluts. Mais l’ovation est là, à la mesure de la réussite de ce spectacle de fin de saison. » Alain Cochard – Concert Classic

 

 

Entre fantasme et réalité.

 »La nouvelle mise en scène de Marie-Eve Signeyrole associant Royal Palace de Kurt Weill à Il Tabarro de Giacomo Puccini à l’Opéra de Montpellier se révèle ingénieuse et pleine d’imagination. Marie-Eve Signeyrole parvient à donner une cohérence à l’ensemble en déplaçant l’action au beau milieu de la mer, sur un radeau de fortune, les protagonistes étant rescapés d’un crash aérien. La scénographie signée Fabien Teigné est pleine d’imagination et de détails à observer tout en maintenant une esthétique soignée. Ce sont ces détails qui rendent ce rêve si réel. Ce rêve dans lequel la poésie prend son sens.

La distribution est globalement homogène, bénéficiant de l’habituel travail théâtral de Marie-Eve Signeyrole, rendant certains passages réellement poignants, d’autant que ce travail se place toujours au service de la partition. Comme certains bon films, cette production réussie mériterait même un second visionnage afin d’en percevoir tous les détails. » Olyrix – Damien Dutilleul

 

L’insolite Royal Palace / Il Tabarro à l’Opéra de Montpellier

‘La mise en scène de Marie-Eve Signeyrole offre une relecture radicale d’une œuvre inconnue de la quasi-totalité du public. Il n’y a dès lors qu’à se laisser porter et admirer la façon dont Marie-Eve Signeyrole habille les nombreux interludes instrumentaux. Car il y a dans ce Royal Palace un nombre impressionnant de trouvailles. On pourrait même voir dans le lac de montagne du livret transformé ici en océan déchaîné un processus de grossissement valable pour l’ensemble du spectacle : Marie-Eve Signeyrole voit grand et élargit les limites d’un ouvrage somme toute mineur. Dotée d’une animation constante, la scène brosse un tableau quasi beckettien dans lequel les personnages s’agitent en vain dans une atmosphère à la fois bouffe et tragique. Ce qu’on voit sur scène séduit une nouvelle fois par sa grande imagination…avec le dénouement tragique, Marie-Eve Signeyrole réalise un véritable coup de maître : la scène se couvre de sang,  conférant une intensité quasi cinématographique au meurtre. Un paradoxe puisque ce finale gore (on entend encore le bruit des bottes qui pataugent dans une mare écarlate…) est réalisé ici sans l’appui d’aucune vidéo. » Opera online – Laurent Villarem

 

Du rêve à la réalité – Tissage incandescent entre Weill et Puccini

« Dernière production de la saison Montpelieraine, ce couplage de deux opéras de poche fort dissemblables fonctionne à merveille grâce à l’imagination de la metteuse en scène Marie-Eve SIGNEYROLE qui reussit à donner cohérence à l’ensemble….usant avec bonheur du cinéma, de la vidéo et de la danse….Une véritable alchimie où l’intelligence le dispute à l’imagination. » Classica – Michel Le Naour

 

« Est-ce pour contourner cette vacuité que Marie-Eve Signeyrole nous donne tant à voir ? Elle replace l’action avec une formidable maîtrise technique et beaucoup d’imagination, dans une carcasse d’avion après un crash. Et les vidéos qu’elle a conçues sont impressionnantes. » Catherine Scholler – Opéra Magazine

 

Un doublé imaginatif

‘Pour cette exhumation, Marie-Eve Signeyrole a choisi de ne pas enfermer l’ouvrage dans sa lettre et de le relier habilement au Tabarro, qui forme le pendant de ce premier des trois diptyques où seront présentés, en trois saisons, les volets successifs du Trittico de Puccini. Faisant de la villégiature de montagne une carcasse d’aéroplane échouée en mer à la suite d’un violent orage, ainsi que le suggère le montage vidéographique introductif, Royal Palace prend le visage d’un cauchemar de Michele, l’époux trompé du Tabarro, somnolant en fond de cale. Si le propos se révèle passablement solidaire de la note d’intention, il présente le mérite de préserver l’essence onirique de l’œuvre, sans chercher à remodeler une dramaturgie peu linéaire. Le concours de la scénographie de Fabien Teigné ne s’y montre pas étranger, distillant ici une poésie constellée d’étoiles, là des ressacs de vagues, jouant de complicité avec une direction d’acteurs qui, non sans humour, tire ingénieusement parti des – relativement longs – intermèdes instrumentaux, à l’image de la danse acrobatique en écho à la simulation des consignes de sécurité par l’hôtesse de l’air qui, peu auparavant, chante dans le microphone aéronautique. La fantaisie imaginaire de Marie-Eve Signeyrole s’adapte au réalisme brut du Tabarro, sans pour autant s’abîmer dans le naturalisme usuellement en vigueur dans la pièce de Puccini. L’alternance, réglée depuis les cintres, entre la carène squelettique et la caisse transparente où s’isole la jalousie conjugale, enrichit intelligemment la tension topographique initiale entre le dedans et le dehors, tandis que les stigmates de la pêche – séchage d’un poisson gouttant de sang et blocs de glace réfrigérante – préludent à l’invasion progressive, quelque peu appuyée, d’une eau tâchée d’hémoglobine, celle du crime, dans un vaste tapis blanc comme l’imperméable du batelier, et qui se replie à la fin à la façon d’un manteau. Les costumes de Yashi, comme les lumières de Philippe Berthomé, participent de la cohérence et de la pertinence visuelles de l’ensemble. » Gilles Charlassier – Concertonet

 »Marie-Eve Signeyrole se rachète avec brio avec un Tabarro (1918) d’anthologie transposé loin de la Seine et du monde ouvrier parisien du XIX ième siècle dans une chambre froide. On y admire une direction d’acteur incisive et puissante et quelques images d’une grande pureté et de haute inventivité. » ODB – Jérôme Pesqué

 »L’effet d’ensemble, étrange, dérangeant et violent, est tel une série d’habiles ricochets sur l’eau – élément majeur des décors aussi inventifs qu’impressionnants, signés Fabien Teigné. Sous d’élégants habits contemporains (costumes signés Yashi), la production va plus loin encore et, derrière un malin générique projeté comme dans un vieux cinéma suivie de tintements de cloche et de chœurs spectraux, elle imagine l’absurde échange peu après l’écrasement d’un avion en pleine mer. De débris de carlingue entourés par les ondes démontées (belle création vidéo et mécanique), des survivants sont hélitreuillés tandis que Déjanira écarte les avances et confie son désenchantement. » Anaclase – François Cavailles

 »L’opéra de Montpellier clôture brillamment la saison lyrique. La mise en scène de Marie-eve SIgneyrole est très savante, très riche et parfois belle. » A.K. Le journal du grand Montpellier

 »La direction d’acteurs de Marie-Eve Signeyrole, reste toute de finesse. Conformément à son parti-pris de mise en scène, les chanteurs sont dédoublés dans les personnages de Weill et de Puccini. » Web Theatre

 »Dans ce décor signé Fabien Teigné, comme les vidéos projetées, où éléments épars de la cabine voisinent avec éléments du fuselage balancés par les vagues visibles derrière eux, on ne peut qu’admirer la maîtrise avec laquelle la mise en scène dispose les personnages et règle leurs déplacements. » Forum Opera – Maurice Salles